LYCEE CURIE DE MENTON – M. BONVALLET – S.E.S. EN PREMIERE (programme 2003)
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RETROUVE LES DEFINITIONS...
Dans quelle mesure un niveau élevé de prélèvements obligatoires nuit-il à la croissance économique ?
1/ revenu 2/ courbe de Laffer 3/ investissement privé, public 4/ contrainte budgétaire 5/ effet d`éviction
(A) Incapacité qu'a tout agent économique de dépenser de façon durable beaucoup plus que ses recettes, car il ne lui est pas possible d'augmenter indéfiniment son endettement. Cela limite notamment les moyens d'agir de la politique budgétaire de l'Etat (voir cette expression).
(B) Les investissements publics sont les acquisitions de biens durables par les administrations comme l'Etat ou les collectivités locales: par exemple, la construction d'un pont. Les investissements privés sont principalement ceux des entreprises (voir «investissement»).
(C) Frein mis aux investissements des entreprises à cause du financement par l'emprunt d'une partie des dépenses publiques. La demande de capitaux des administrations publiques représente en effet une demande sur le marché des prêts, et elle contribue ainsi à faire augmenter les taux d'intérêt, qui jouent le rôle des prix sur ce marché.
(D) Moyens de bénéficier de la production, obtenus en échange d'une participation à celle-ci. (Le revenu s'ajoute au patrimoine s'il n'est pas consommé, c'est-à-dire s'il est épargné)
(E) Courbe en cloche, autrement dit en «U» inversé, avec en abscisse le pourcentage de prélèvements obligatoires (voir cette expression) par rapport au produit intérieur brut (voir PIB), et en ordonnée le montant de recettes que les prélèvements obligatoires représentent pour l'Etat - elle a été utilisée Arthur Laffer (un des auteurs du courant de pensée dit de l'économie de l'offre) pour faire comprendre son idée que «trop d'impôt tue l'impôt» - l'aspect de la courbe, qui n'a jamais pu être vérifié par des mesures statistiques, montrerait qu'au-delà d'un certain taux de prélèvements obligatoires, le niveau de création de richesses serait tellement pénalisé que même l'Etat n'aurait pas intérêt à l'augmenter, vu que dans ce cas le total des recettes fiscales diminuerait - l'Etat qui augmenterait son taux de prélèvements se préparerait à prélever une part plus grande d'une ressource qui aurait beaucoup diminué entretemps