LYCEE CURIE DE MENTON – M. BONVALLET – S.E.S. EN PREMIERE (programme 2003)

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RETROUVE LES DEFINITIONS...

Dans quelle mesure peut-on parler de crise de l'Etat providence ?

 

1/ assurance, assistance   2/ Etat-gendarme, Etat-providence   3/ contrainte budgétaire   

(A) L'assurance est un moyen de se protéger face à des risques (maladie, chômage....) grâce à des cotisations qui sont versées à l'avance par tous les assurés et qui ne sont utilisées que pour ceux qui en ont besoin. Les cotisations peuvent être obligatoires, et donc être comptées parmi les prélèvements obligatoires (voir cette expression) comme dans le cas de la sécurité sociale, mais le fait que les droits découlent de cotisation préalables distingue le principe de l'assurance du principe de l'assistance. Dans les systèmes d'assistance, financés par des impôts, n'importe qui a le droit d'être aidé, même s'il n'a pas payé à l'avance des cotisations pour être protégé.
(B) L'Etat gendarme garantit la cohésion sociale grâce au pouvoir de contrainte que seul l'Etat peut exercer sans qu'une partie importante de la population le conteste (il exerce ainsi ce qu'on appelle le «monopole de la violence légitime»). L'Etat providence joue son rôle de garant de la cohésion sociale d'une autre façon, en réduisant les inégalités les plus révoltantes: par exemple grâce au remboursement des soins, qui réduit les inégalités devant la mort. Voir «Etat».
(C) Incapacité qu'a tout agent économique de dépenser de façon durable beaucoup plus que ses recettes, car il ne lui est pas possible d'augmenter indéfiniment son endettement. Cela limite notamment les moyens d'agir de la politique budgétaire de l'Etat (voir cette expression).