LYCEE CURIE DE MENTON – M. BONVALLET – S.E.S. EN PREMIERE (programme 2003)

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RETROUVE LES DEFINITIONS...

Le marché est-il plutôt créateur ou destructeur de lien social ?

 

1/ prix d`équilibre   2/ coopération   3/ quantité d`équilibre   4/ négociation   5/ échange marchand, non marchand   6/ marché   7/ lien social   8/ concurrence parfaite   

(A) Contrainte exercée sur le comportement des individus par leur appartenance à un groupe social, ce qui leur donne le sentiment de constituer un groupe (synonyme de «cohésion sociale», voir aussi «socialisation»)
(B) Discussion entre individus ou entre groupes pour se mettre d'accord sur la participation des uns et des autres, dans le cadre d'un échange ou de règles à mettre en place. Par exemple, la loi française prévoit que les syndicats doivent négocier avec les représentants des patrons les règles définissant le montant et l'utilisation des cotisations d'assurance chômage (sommes versées par les salariés et par les entreprises pour que les chômeurs puissent être indemnisés).
(C) Niveau de prix qui ajuste le niveau d'offre et de demande sur un marché (voir ce terme), compte tenu du fait que les quantités offertes ont tendance à augmenter lorsque le prix augmente, tandis que les quantités demandées ont tendance au contraire à baisser.
(D) A propos de plusieurs entreprises ou de plusieurs individus, parfois aussi de plusieurs groupes d'individus, c'est le fait que chacun ou chacune prenne ses décisions en tenant compte de l'avis des autres et donc de leurs intérêts, de façon à ce que les objectifs des uns et des autres aient ainsi les meilleures chances d'être atteints. L'idée que les entreprises puissent choisir de coopérer s'oppose en particulier au principe de la «concurrence parfaite» (voir ce terme), ainsi qu'à la notion plus générale de conflit.
(E) Rencontre d'offreurs et de demandeurs (=de vendeurs et d'acheteurs) pour une catégorie de biens ou de services (voir «production»).
(F) Quantité de produit offerte et demandée lorsque le prix se situe au niveau du prix d'équilibre (voir cette expression).
(G) Situation d'un marché où aucun offreur ni aucun demandeur ne peut influencer le prix du produit. Cela suppose un grand nombre d'offreurs et de demandeurs (c'est la condition dite d'«atomicité» de l'offre et de la demande), un produit homogène (à l'opposé de la «différenciation», voir ce terme), une parfaite information de tous les offreurs et de tous les demandeurs (à la fois sur le produit et sur les comportements des uns et des autres), l'absence d'obstacle pour devenir offreur ou arrêter de l'être, la possibilité pour tout offreur d'utiliser les facteurs de production (travail et capital) aussi facilement que d'autres entreprises grâce à la mobilité de ces facteurs.
(H) Un échange est la fourniture d'un bien ou d'un service avec une contrepartie sous forme de monnaie ou d'autres produits. Lorsque la contrepartie a une valeur en principe monétaire, et lorsque celle-ci découle de la confrontation des motivations individuelles de tous les offreurs et de tous les demandeurs du bien ou du service en question, il s'agit d'un échange marchand. Dans le cas contraire, l'échange est non marchand. Un don est un exemple d'échange non marchand, car aucune contrepartie précise n'est décidée au moment de la fourniture du produit; il n'est même pas obligatoire qu'il y en ait une ensuite (voir «don», «marché»).