LYCEE CURIE DE MENTON – M. BONVALLET – S.E.S. EN TERMINALE (programme 2004)

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RETROUVE LES DEFINITIONS...

L'évolution des conflits sociaux s'explique-t-elle par les transformations du marché du travail ?

 

1/ Précarité   2/ Tertiarisation   3/ Propriété des moyens de production   4/ Nouveaux mouvements sociaux   5/ Grève   6/ Exploitation   7/ Flexibilité du travail   8/ Fordisme   9/ Lutte des classes   10/ Toyotisme   11/ Externalisation   12/ Classe sociale   13/ Chômage (au sens du BIT)   14/ Taylorisme   

(A) recherche de gains de productivité par la mise en oeuvre de méthodes de production fondées sur la division du travail (division horizontale du travail, c'est-à-dire entre des ouvriers spécialisés chacun dans une tâche élémentaire, et division verticale, entre les concepteurs et les exécutants)
(B) possibilités d'adapter l'organisation de la production par la modification du niveau des salaires, de la durée du travail, de la répartition des tâches entre les individus (flexibilité interne), et par les possibilités de licenciement ou d'emploi à durée déterminée (flexibilité externe, reposant sur des entrées et des sorties de salariés de l'entreprise). Voir aussi "externalisation".
(C) recours à des entreprises extérieures, afin d'effectuer des opérations de production que l'organisme effectuait auparavant lui-même. C'est une forme de flexibilité externe du travail (voir ce terme)
(D) Tentative des classes dominées pour modifier la relation de dépendance entre elles et les classes dominantes (ce qui serait à l'origine du changement social et de l'évolution historique selon la théorie marxiste dite du « matérialisme historique »). Voir « Exploitation »
(E) PSERE (voir «population sans emploi à la recherche d'un emploi») et personnes ayant trouvé un emploi qui commence ultérieurement. Voir aussi «taux de chômage»
(F) situations où le travailleur n'est pas assuré de conserver son emploi au-delà d'une date déterminée, ou bien travaille à temps partiel sans le vouloir, ou encore touche un salaire très inférieur à la moyenne, par suite, dans chaque cas, des stratégies d'employeurs favorables à la flexibilité du travail (voir cette expression)
(G) mouvements sociaux sans rapport direct avec l'organisation de la production, par opposition aux conflits du travail classiques entre ouvriers et capitalistes propriétaires des moyens de production - voir «classe sociale», «grève» - exemple de «nouveaux mouvements sociaux» : revendications féministes, écologistes, étudiants en mai 1968, mouvement noir américain...
(H) prolongement du taylorisme par la mécanisation du travail à la chaîne, la standardisation des produits pour faciliter cette mécanisation, et la distribution de hauts salaires pour éviter la rotation du personnel et augmenter son pouvoir d'achat
(I) au sens marxiste du terme, groupe social caractérisé par la position de ses membres dans l'organisation de la production, ce qui entraîne un conflit d'intérêts avec d'autres groupes. Exemple : opposition de la bourgeoisie capitaliste, qui possède les moyens de production, avec le prolétariat ouvrier qui n'a que sa force de travail et dépend donc de la bourgeoisie pour gagner sa vie. (voir « strate sociale »)
(J) accroissement de la proportion d'actifs dans le secteur tertiaire (voir «secteur d'activité»)
(K) arrêt collectif des activités de production par des salariés, dans le but d'établir un rapport de forces avec leurs dirigeants pour obtenir des avantages - il s'agit d'un exemple de conflit du travail, c'est-à-dire d'un type de conflit social classique, par opposition aux «nouveaux mouvements sociaux» (voir ce terme) - il peut cependant être conduit avec des formes d'organisation nouvelles comme les «coordinations» (voir ce terme), qui se substituent parfois aux syndicats pour mener des actions collectives
(L) capacité des propriétaires des moyens de production à payer les ouvriers nettement moins que ce qu'ils rapportent, du fait de la dépendance de ces derniers à leur égard (voir «domination», «classes sociales» selon la théorie marxiste)
(M) organisation du travail fondée sur la limitation des stocks (zéro stock = kanban = juste-à-temps), et le principe d'amélioration permanente de la production (kaizen) qui s'éloigne du modèle taylorien-fordien de séparation des tâches entre concepteurs et exécutants
(N) voir «classe sociale»