LYCEE CURIE DE MENTON – M. BONVALLET – S.E.S. EN TERMINALE (programme 2004)
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RETROUVE LES DEFINITIONS...
Les pays en développement gagnent-ils à participer au commerce mondial ?
1/ Termes de l`échange 2/ Avantage comparatif 3/ Libre-échange 4/ Avantage absolu 5/ Division internationale du travail 6/ Protectionnisme 7/ Développement extraverti 8/ Pays en développement (PED) 9/ Protectionnisme éducateur
(A) pays où des transformations économiques et sociales importantes sont encore nécessaires avant que le produit intérieur brut (PIB) puisse croître de façon durable et suffisante pour satisfaire les besoins fondamentaux de toute la population. - voir aussi «développement»
(B) Rapport entre l'indice du prix des exportations d'un pays et l'indice du prix de ses importations. La concurrence étant plus vive pour vendre des produits primaires que pour écouler d'autres produits par exemple, l'évolution des termes de l'échange est défavorable aux pays exportateurs de produits primaires (généralement des pays en développement), car l'indice des prix des produits primaires évalue de manière moins favorable aux vendeurs que celui des autres produits. Il faut donc vendre toujours plus de cacao ou de nickel pour acheter la même quantité de machines. Voir «importations», «exportations», «inflation», «secteurs d'activité»
(C) écart de productivité avec l'étranger plus favorable ou moins défavorable pour un produit que pour les autres - cela justifie que chaque pays se spécialise dans les productions où il a un avantage comparatif, puisque chacun est gagnant ensuite en cas d'échanges avec les autres (voir «spécialisation» et «libre-échange») - la théorie des avantages comparatifs a été formulée par Ricardo - voir aussi «avantage absolu»
(D) théorie formulée au XIXe siècle par Friedrich List, selon laquelle le protectionnisme est justifié pour défendre les industries naissantes dans un pays car la concurrence d'autres pays plus avancés risque d'empêcher le développement de ces nouvelles entreprises, forcément moins compétitives au début - cette théorie peut s'appliquer aux pays en développement (PED, voir cette expression) au XXe siècle, pour expliquer la spécialisation de certains d'entre eux dans les produits primaires, au détriment de leur développement puisque cette spécialisation entraîne des termes de l'échange (voir cette expression) défavorables
(E) courant de pensée opposé au protectionnisme (voir ce mot, et aussi «zone de libre échange»)
(F) répartitions des activités de production à l'échelle mondiale entre des pays spécialisés (voir «spécialisation») - par exemple, les pays riches ont tendance à se spécialiser dans les activités nécessitant du personnel très qualifié et des investissements importants, tandis que les pays en développement se spécialisent plutôt dans les activités impliquant une main-d'oeuvre nombreuse et bon marché, ou bien l'exploitation de ressources naturelles
(G) par opposition au libre-échange, pratiques d'un pays qui cherche à limiter ses importations grâce à des droits de douane, des contingentements (quotas d'importations par catégorie de produits), ou des discriminations non tarifaires (voir «barrières non tarifaires» et «droits de douane»)
(H) stratégie des pays qui comptent sur l'insertion dans les échanges mondiaux de marchandises pour favoriser leur développement, grâce notamment aux achats de biens d'équipement et donc aux transferts de technologie que permettent les échanges - ces stratégies ont permis la réussite des nouveaux pays industrialisés (NPI) d'Asie - leur inconvénient réside dans le risque de dépendance et d'endettement par rapport aux pays étrangers
(I) productivité supérieure à un pays étranger, ce qui rend intéressant de se spécialiser dans la production concernée afin de l'échanger contre les produits pour lesquels l'étranger a lui-même un avantage absolu (théorie formulée par Adam Smith pour justifier le libre-échange, mais Ricardo est allé plus loin en montrant que l'échange est intéressant même sans avantages absolus: voir «avantage comparatif»)