LYCEE CURIE DE MENTON – M. BONVALLET – S.E.S. EN TERMINALE (programme 2004)
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RETROUVE LES DEFINITIONS...
Les Etats de l'Union Européenne peuvent-ils encore mener des politiques économiques nationales ?
1/ Inflation 2/ Coordination des politiques éco. et sociales 3/ Politiques économiques 4/ Régime de changes 5/ Taux de change 6/ Balance des paiements 7/ Politique budgétaire 8/ Déficit extérieur 9/ Politique monétaire 10/ Déficit public 11/ Taux d`intérêt à court ou à long terme 12/ Pacte de stabilité
(A) déséquilibre de la balance des transactions courantes (voir «balance des paiements»), lorsque le total des importations de biens et de services est supérieur au total des exportations de biens et de services - cela se traduit par une augmentation de l'endettement des agents économiques du pays, car le solde de la balance des capitaux doit compenser le solde négatif de la balance des transactions courantes - voir «importations», «exportations»
(B) Utilisation du budget de l'Etat dans le but d'agir sur le niveau de demande, de production et d'emploi, par exemple par la hausse des dépenses publiques ou la diminution des impôts. Voir «politique de la demande».
(C) valeur à laquelle une monnaie peut être échangée contre une autre (par exemple si le taux de change de l'euro en dollars est de 1,28, un billet de 100 euros permet théoriquement d'obtenir 128 dollars)
(D) situation où une administration publique (Etat, caisse de sécurité sociale, collectivité territoriale) dépense davantage que ce qu'elle reçoit en prélèvements obligatoires notamment
(E) hausse du niveau général des prix
(F) dans les domaines où les gouvernements de l'union européenne ont gardé théoriquement leur autonomie de décision (politique budgétaire, réglementations relatives au droit du travail?), alors que la politique monétaire menée par la banque centrale européenne est commune aux membres de la zone euro, ils sont amenés à se concerter afin que leurs actions aient plutôt tendance à se renforcer qu'à se contrarier les unes les autres, compte tenu de l'interdépendance de leurs économies (par exemple, ils peuvent se mettre d'accord sur le pourcentage de déficit public acceptable par rapport au PIB pendant une période de ralentissement de la croissance, dans la limite des règles prévues par le «pacte de stabilité», voir cette expression, et aussi «UEM, union économique et monétaire»)
(G) les taux d'intérêt à court terme sont les taux (voir «taux d'intérêt») pratiqués pour des prêts de courte durée (parfois d'une journée seulement, au maximum de quelques mois) - ils sont fortement influencés par la politique monétaire, car la banque centrale procure aux banques privées des prêts de monnaie à très court terme en échange d'un taux d'intérêt dit «taux directeur» - les taux d'intérêt à long terme (d'une durée de plusieurs mois et même souvent de plusieurs années, parfois jusqu'à 30 ans) sont en général supérieurs aux taux à court terme, car ils tiennent compte notamment du risque d'inflation (voir ce terme) et de l'inconvénient pour les prêteurs de bloquer leur capital pendant une longue durée
(H) engagement des pays membres de la zone euro (sous-ensemble de l' «Union Européenne», voir ce terme) à ne pas dépasser 3% de déficit public (voir «déficit public»), ce qui limite par exemple les possibilités de mener des politiques économiques de stimulation de la demande (voir «politique de la demande»)
(I) Action sur la quantité de monnaie en circulation dans l'économie et sur le niveau des taux d'intérêt (voir «taux d'intérêt à court/ à long terme», soit dans le but d'agir sur le niveau de demande, de production, et d'emploi à assez court terme, soit pour assurer la stabilité des prix et du taux de change à plus long terme. Dans les pays de la zone euro (voir «union économique et monétaire»), la politique monétaire est désormais conduite par la banque centrale européenne, avec comme objectif officiel unique la stabilité des prix (lutte contre l'inflation, voir «inflation»)
(J) tableau retraçant tous les échanges de marchandises (balance commerciale), de services (balance des invisibles) et de capitaux (balance des capitaux) avec le reste du monde (elle est toujours à l'équilibre, car la balance des capitaux compense la balance des transactions courantes, c'est-à-dire l'ensemble constitué par la balance commerciale et celle des invisibles) - voir «déficit extérieur»
(K) situation qui caractérise les relations entre différentes monnaies : régime de changes fixes ou flottants (voir ces expressions)
(L) interventions des pouvoirs publics dans l'économie, avec comme instruments principaux le budget des administrations publiques (voir «politique budgétaire») et la monnaie (voir «politique monétaire»), et avec des objectifs à court terme (politique conjoncturelle) ou à long terme (politique structurelle)